Ralph Vaughan Williams, Louis Lortie, Toronto Symphony, Peter Oundjian

Ce SACD propose, à l’image du contemplatif et énigmatique Flos Campi, oeuvre pour alto solo et choeur de chambre, un programme d’approfondissement pour mélomanes familiarisés avec l’oeuvre de Ralph Vaughan Williams (1872-1958). En matière de solistes, il faut signaler, outre Louis Lortie, la hautboïste Sarah Jeffrey et l’altiste Teng Li, mais aussi les chanteurs de la Sérénade — Carla Huhtanen, Emily D’Angelo (joie !), Lawrence Wiliford et Tyler Duncan — et le choeur Elmer Iseler. Le centre d’attraction pour le public québécois est le Concerto pour piano avec Louis Lortie. Après 55 minutes, il tranche avec l’atmosphère compassée qui précède et de par son effectif orchestral plus important. En fait, ce concerto (1926-1931) est la mouture originale du Concerto pour deux pianos paru il y a huit mois avec Louis Lortie et Hélène Mercier. La comparaison avec le remaniement postérieur de 15 ans titille, certes, mais s’adresse aussi aux spécialistes. Le doublon est donc peu utile et le couplage du Concerto pour deux pianos est nettement plus essentiel.
 

 

Louis Lortie joue le Concerto pour piano en ut de Vaughan Williams

Ralph Vaughan Williams

★★★
Classique

Œuvres orchestrales, Toronto Symphony, Peter Oundjian. Chandos, CHSA 5201.