Le tour du chapeau pour José Evangelista

Chants Libres ouvre le bal du feu d’artifice final de la série hommage à Evangelista avec la reprise de «La porte».
Photo: Manuel Codina Chants Libres ouvre le bal du feu d’artifice final de la série hommage à Evangelista avec la reprise de «La porte».

Dans les jours prochains, pas moins de trois événements musicaux mettront en vedette l’oeuvre du compositeur José Evangelista.

Avec cinq représentations, les 1er, 2, 8, 9 et 10 juin au Conservatoire de Montréal, Chants Libres ouvre le bal du feu d’artifice final de la série hommage à Evangelista avec la reprise de La porte.

La porte est un monodrame pour voix et percussions, créé par Pauline Vaillancourt et Julien Grégoire en 1987. Chant Libres en présente une reprise confiée à Ghislaine Deschambault (mezzo-soprano) et Huizi Wang (percussions), dans une mise en scène et une scénographie de Joseph Saint-Gelais et Pauline Vaillancourt.

La porte, sur un livret d’Alexis Nouss, s’inspire de contes de traditions perses, indiennes et arabes, et cherche à nous plonger « dans une atmosphère de rite païen » avec pour seul décor 25 bougies.

La SMCQ aussi

Entre ces deux séries de représentations, le 7 juin, la Société de musique contemporaine du Québec (SMCQ) affichera au studio-théâtre Alfred-Laliberté de l’UQAM Manuscrit trouvé à Saragosse. Cette oeuvre, également sur un livret d’Alexis Nouss, une création de Chants Libres en 2001, sera proposée cette fois en version de concert et mise en espace par Lorraine Pintal.

Walter Boudreau, qui dirigera le concert, n’imaginait pas un hommage à Evangelista sans la reprise de ce jalon majeur de sa production : « Il était primordial de reprendre son opéra Manuscrit trouvé à Saragosse, qui est en quelque sorte un “condensé” de tout ce qui peut nous séduire et nous fasciner dans sa musique : un savant mélange de mélodies exotiques et contemporaines, mis ici au service d’un récit labyrinthique qui frôle le psychédélique. » Les solistes vocaux seront Jacques Arsenault, Marie-Annick Béliveau, Michel Ducherme, Suzie LeBlanc, Bernard Levasseur, Dion Mazerolle, Monique Pagé, Vincent Ranallo et Michiel Schrey.

Le troisième rendez-vous, le mardi 5 juin à 19 h 30 dans l’amphithéâtre du Gesù à Montréal, sera un hommage plus modeste, mais réel. Paolo Bellomia et son Orchestre 21 ont intégré la Symphonie minute (1994) d’Evangelista dans un concert à effets visuels, principalement consacré à Alexandre Scriabine (Concerto pour piano et 2e Symphonie).

Le chef revêtira pour l’occasion une veste munie de capteurs agissant sur les éclairages au rythme des mouvements de sa direction.