Alfrend Brendel en concert, Schumann: Concerto pour piano, Brahms: Variations sur un thème de Haendel.

Avec un personnage aussi pointilleux qu’Alfred Brendel, un tel CD ne sort pas par hasard. Si Brendel en a accepté la publication, c’est qu’il y voit une plus-value par rapport à sa discographie existante. De fait, je suis surpris de voir Simon Rattle à la tête du Philharmonique de Vienne, ce 11 mars 2001, comprendre si bien la musique de Schumann, avec le juste poids de l’orchestre et une avancée des phrases d’un vrai mordant, pleine d’allant. Ce Schumann possède une fièvre digne des meilleures versions (Katchen, Freire, Zacharias ou Perahia) et une spontanéité et une transparence dans la complicité avec l’orchestre que je ne trouvais pas dans la version plus compassée avec Abbado à Londres. Le complément m’étonne davantage : des Variations Haendel de Brahms de 1979 explosives, qui s’articulent formidablement, mais jouées sur un piano dont le réglage (accord) est tout sauf optimal ou consensuel. Ici, Brendel pallie l’absence de l’oeuvre dans sa discographie officielle. Pour la « bonne » cause, il a donc l’oreille très indulgente.

 

Alfred Brendel interprète la 13e variation des Variations Haendel de Brahms

Alfred Brendel en concert

★★★
Classique

Schumann : Concerto pour piano, Brahms : Variations sur un thème de Haendel, Direction : Simon Rattle, Decca 483 3288