Voyager léger, Yann Perreau

C’est tendance, comme on dit : le minialbum-surprise. Plus question d’absence prolongée entre deux albums, on revient en quelque sorte aux 45 tours de quatre titres des années 1960 (l’extended-play) : c’est à l’avantage de tout le monde, jugez-en par cette agréable escapade en compagnie d’un Yann Perreau qui n’a pas à penser grand oeuvre, pour une fois. La facultative proposition n’en est pas moins pertinente parce que jouissive : voyager léger sans voyager bête, ça se peut. Ça demeure du Yann Perreau, mais avec des ailes. Notre chanteur en goguette plane entre The Doors (Riders on the Storm) et Zombies (Time of the Season) dans Belle d’Hawaii, baigne dans la félicité amoureuse de Go With the Flow, s’encanaille à Buenos Aires (une histoire de danseurs de tango sans tango), et s’autorise même avec La Bronze une reprise électro franchement épatante de Voyage voyage (oui, le tube de Desireless, estampillé 1987). J’appelle ça des vacances sans vacance. Inventer l’été, quoi.

 

Belle d’Hawaii - Yann Perreau

Voyager léger

★★★ 1/2
Pop Exotica

Yann Perreau, Bonsound