Last Man Standing, Willie Nelson

Mine de rien, c’est le 67e album de Willie Hugh Nelson (sans compter les collaborations). Calculons : depuis… And Then I Wrote, paru en 1962, ça lui en fait un par an. Çà et là des reprises et des hommages (Gershwin et Ray Price, récemment), mais surtout du matériel original. A-t-il encore quelque chose à nous dire, l’irréductible octogénaire ? Plus que jamais. Ça va mal dans ses États-Unis qu’il ne reconnaît plus, et il le fait savoir sans ambages dans Me and You (« It’s like I’m in some foreign country ») autant que dans Heaven Is Closed (« Let’s burn one for those still living in hell / And let’s burn one for those who think they’re in heaven »). Je me demande si sa musique a déjà été aussi résolument rock’n’roll : il y a bien un peu de blues et de country, mais ça brasse la cabane américaine, laquelle en a bien besoin. Le réalisateur Buddy Cannon y a mis du sien, dans la création et la réalisation. À ne pas s’y « trumper » : le fumeur de mari médicinale est en… pétard.

 

Willie Nelson - Me and You

Last Man Standing

★★★★
Americana

Willie Nelson, Legacy/Sony