You’re Driving Me Crazy, Van Morrison et Joey DeFrancesco

Mine de rien, c’est le 39e album solo de Van The Man et, ma foi, ça n’a rien à envier au premier. L’inépuisable lot de variantes mélodiques dans les phrasés tordus de l’Irlandais n’a d’égal que ce diable qu’il a au corps, 72 ans ou pas : ça prend le fortiche jazzman Joey DeFrancesco, son orgue, son piano électrique, sa trompette et son fabuleux orchestre de 15 musiciens pour tenir le tempo voulu. C’est dire les claquements de doigts et les frétillements d’orteils : sir George Ivan Morrison réussit tout, qu’il tâte du Great America Songbook (Miss Otis Regrets, de Cole Porter, départ canon) ou revisite son propre catalogue (allant jusqu’à raviver une belle d’Astral Weeks, la suave The Way Young Lovers Do). Mais je ne suis jamais plus partant que lorsqu’il syncope Sticks and Stones, morceau emblématique que jouaient TOUS les groupes britanniques circa 1965, les Who, les Zombies autant que Them… et leur chanteur Van Morrison. Boucle bouclée.

 

Van Morrison avec Joey DeFrancesco - Sticks and Stones

You're Driving Me Crazy

★★★★
Jazzy swing

Van Morrison et Joey DeFrancesco, Exile/Sony