Ottorino Respighi, Orchestre philharmonique de Liège

C’est peut-être la présence à l’affiche d’Anna Caterina Antonacci dans Il tramonto qui tentera au premier abord les acheteurs. La chanteuse italienne a toujours une magnifique présence, mais elle devra s’empresser d’enregistrer assez vite les œuvres qui lui tiennent à cœur, car, comme nous l’avions vu dans la Damnation de Faust à Montréal, sa voix commence à être un peu lourde. L’attrait du CD est à mes yeux dans les 49 minutes restantes, ce qui n’étonnera pas les mélomanes qui ont suivi John Neschling dans ses parutions respighiennes antérieures. Le chef brésilien, neveu d’Arnold Schoenberg, se délecte certes de tout ce qui est spectaculaire dans la musique de Respighi, mais il est un fin épicurien des alliages sonores, ce qui fait de sa version du Triptyque botticellien la référence à mes yeux. Par ailleurs, les preneurs de son de Bis réussissent parfaitement tous les effets de positionnent et d’éloignement (trompette dans le vitrail saint Michel Archange). Un régal pour les amateurs de musique orchestrale.
 

John Neschling dirige Le Printemps du Trittico botticelliano de Respighi

Ottorino Respighi

★★★★
Classique

Orchestre philharmonique de Liège, John Neschling. BIS SACD 2250