Pining for a Boy, The Submissives

Il faut parler ici d’un concept. La Montréalaise Deb Edison s’entoure pour cet album de cinq autres jeunes femmes — leur présentation monochromique dans les clips et sur scène fait son effet. Visiblement, très peu d’entre elles savaient jouer d’un instrument au moment de fonder le groupe. Mais ce n’est pas si grave que ça. Enfin, ça peut fatiguer à la longue, mais de prime abord, la naïveté de l’offre rafraîchit. Le ton général des Submissives, un mélange de bedroom pop et de « sixties girl group » qui glorifie la pleine sentimentalité, participe à cette actuelle mouvance portée par le trope de la jeune femme triste. Edison et ses comparses pleurent les exactions des garçons qui aiment mal. À l’ouverture, Pining for a Boy fait appel aux instruments à cordes, ajoutant à l’effet tristesse pleine de pathos. Mais bien vite, la guitare désaccordée façon Moss Lime prend la place, couplée à un chant de sirène exagérément éthéré, qui hypnotise. Difficilement classifiable…
 

Pining for a Boy

★★ 1/2
Noise pop

The Submissives, Egg Paper Records