EP1, Garnotte

Ce premier EP (mais qui ressemble beaucoup plus à un vrai album mature) était passé sous nos radars à sa sortie, début mars. Remettons les pendules à l’heure. Les cinq jeunes hommes de Garnotte font plus dans le coulant que dans le granuleux, malgré ce qu’indique le nom de leur groupe. Fortement inspirés par l’âge d’or des Yes, Pink Floyd et Gentle Giant, ils ont fait le pari de remettre le combo prog-psychédélique au goût du jour. Mais dans son spectre plus sombre : les enchevêtrements élaborés guitare-claviers reflètent moins la libre insouciance qu’on peut associer à la musique psyché qu’un spleen métaphysique d’une lourdeur changeante. Qu’on se rassure : tout ça n’est que du bon. Le groupe présente aussi une forte maîtrise du clavier comme colonne vertébrale d’une chanson (Micro-ondes, Dans bouette). Et notons, de plus, un petit clin d’oeil à Harmonium (la suite Scutigères). Le tout enrobé dans des paroles passablement déprimantes, sur la monotonie du quotidien et l’ennui qui nous prend à la gorge. Pourquoi s’en priver ?
 

EP1

★★★
Prog-rock

Garnotte, Indépendant