Maurizio Pollini. Debussy : Préludes, Livre II. En blanc et noir (avec Daniele Pollini)

Après la gigantesque Hammerklavier de Murray Perahia, on attendait le nouveau CD de Maurizio Pollini. Hélas, la chose est, pour l’heure, la plus magistrale déconvenue de l’année. Comment même Pollini a-t-il pu laisser sortir cela ? Il y a de toute évidence une volonté interprétative de distanciation, qui existait déjà dans le Livre I. Mais ici, tout s’est figé et sclérosé dans une raideur qui n’est plus un regard sur Debussy, mais une négation des paramètres fondamentaux de son écriture, notamment les flux et la souplesse (nuances, agogique, articulation). Il suffit d’écouter deux préludes aussi différents que La terrasse des audiences du clair de lune ou Les tierces alternées pour comprendre les méfaits de cette crispation. Et si, sur les plateformes Internet (car son disque publié par NoMad n’est pas diffusé ici), vous croisez la nouveauté d’une jeune Franco-Haïtienne inconnue nommée Célimène Daudet, écoutez la différence vous-mêmes.

Maurizio Pollini puis Célimène Daudet jouent La terrasse des audiences du clair de lune de Debussy

Maurizio Pollini

★★
Classique

Debussy : Préludes, Livre II, En blanc et noir (avec Daniele Pollini), DG 479 8490

À voir en vidéo