Tearing at the Seams, Nathaniel Rateliff and The Night Sweats

Oui, messieurs dames, la musique soul sauve la vie. Depuis le début du siècle qu’il trimait dur, ce gars du Missouri transplanté à Denver. Devenir une sorte de héros local était une chose, resplendir ailleurs en était une autre. Après un premier essai avec un groupe (The Wheel) et des albums en solo pas très jojos, Rateliff voyait se profiler la fin des haricots. C’est alors que, n’ayant plus rien à perdre, il se mit… à s’amuser. Avec une nouvelle bande de copains capables de le suivre (les Night Sweats), le rude barbu a plongé sa musique dans les eaux boueuses du Mississippi et trouvé sa vérité : chez Stax, la maison des MG’s de Booker T., il a compris que se faire du bien, c’est faire du bien aux autres. Quatre albums plus tard, il ratisse l’Amérique. Soulève les auditoires (il sera au MTelus le 19 mars) et ravit ceux qui font jouer en boucle ce nouveau disque encore plus irrépressible et pétaradant que les précédents. L’évangile du bonheur, selon Nathaniel.

 

Tearing At The Seams — Nathaniel Rateliff and The Night Sweats

Tearing at the Seams

★★★★
Soul

Nathaniel Rateliff and The Night Sweats, Stax