Cure, Eddy de Pretto

Avertissement : sérieux frétillement. Ou méchant buzz, c’est comme vous voulez. Phénoménal Eddy de Pretto, p’tit gars de Créteil tellement pas star qu’il l’est devenu presque par réaction aux clichés du genre : il n’avait qu’un mini-album de quatre titres quand on l’a nommé aux dernières Victoires de la musique. Les comparaisons, vite, très vite, ont fusé : bonjour le nouveau Stromae de chez Barbara. Le collègue Philippe Papineau a mieux trouvé : cet Eddy se situe bel et bien quelque part entre Stromae (Mamère) et Pierre Lapointe (criante filiation dans Kid, chanson sur la futilité de la virilité). C’est tout vrai. Ajoutons Bashung, tiens, à la liste : les mots résonnent en écho dans le « souvent je mens » de Random. Chanson chansonnière et hip-hop ont eu un enfant triste, et son premier album complet va au-delà de la traînée de poudre. Le mélange des références ne suffit pas à décrire la singularité du gars et la profondeur parfois tragique du propos. Sûr et certain, on en reparle.

Écoutez Fête de trop 

Cure

★★★★ 1/2
Chanson pop

Eddy de Pretto, Universal