La femme taupe, Victime

Au Devoir, on n’a rien contre une bonne envolée exploratoire psychotronique, de celles qui rappellent les avant-gardes des années 1960. On a donc hoché la tête de façon concentrée, le regard évaluateur, entre satisfaction et incertitude (pourquoi les fanas de musique font-ils ça, hein ?) en arpentant le premier disque de Victime, un groupe de Québec qui commence à faire pas mal de remous. Cette Femme taupe, attendue après un étrange mais prometteur premier EP, remplit certaines de ses promesses : exécuter un punk-rock ludique et déconstruit, qui groove et qui rappelle vaguement Sonic Youth. Certaines pièces sont un réel délice rock’n’roll psych (Herbes et curiosité, De toute façon, Brocher un doigt). Mais à trop vouloir, on se perd. Les propositions croisées de Victime font à d’autres moments s’empêtrer l’auditeur (Robot ou humain). Bon, parfois, c’est un peu brouillon. Mais au moins, ce n’est pas plate. À voir samedi au Zénob de Trois-Rivières.
 

La femme taupe

★★★
Rock

Victime, Michel Records