Superorganism, Superorganism

Improbable groupe de huit musiciens âgés de 17 à 32 ans originaires des États-Unis, de Grande-Bretagne, du Japon et de Nouvelle-Zélande, Superorganism bat le fer pendant qu’il est chaud en lançant cette collection des singles dont on a tant parlé ces derniers mois sur le Web, ainsi que quelques inédits. Le plus jeune n’était même pas dans les pensées de ses parents lorsque Beck a lancé Loser (1993), dont l’esprit chanson-rap bricolée imbibe la charmante Something for Your M.I.N.D. et les plus pesamment rythmées Nobody Cares et It’s All Good.Reflections on the Screen penche plus vers l’indie pop, avec son refrain sucré et ses consistantes couches de synthés, alors que l’inédite The Prawn Song, où le jeune chanteur s’imagine vivre comme une crevette, plonge à fond dans le collage sonore bizarroïde. Nourri aux échantillonnages, aux grooves patauds et aux mélodies qui chatouillent, Superorganism passe pour une version insouciante et immature de The Avalanches ou de Girl Talk avec cet album volatil et amusant. En concert au Belmont le 31 mars.
 

Superorganism

★★★
Pop

Superorganism, Domino