Whatever It Takes, James Hunter

Dans un monde où Sam Cooke n’a pas été assassiné, où le ska n’est jamais devenu reggae, où le passé n’est jamais qu’une suite d’instants présents magnifiés, James Hunter et son fabuleux sextette poursuivent leur mission sacrée, à savoir : créer de la sacrée bonne musique éternellement moderne. Toutes les chansons de ce huitième album auraient pu être des classiques du soul et du R’n’B si elles n’étaient pas toutes neuves et toutes écrites et composées par l’as mélodiste Hunter, fraîchement enregistrées en prise directe sur un huit-pistes analogue. Peut-être sont-ce déjà des immortelles dans cet univers parallèle où l’on croise les Tami Neilson, Leon Bridges et autres David Myles. L’important, c’est qu’une brèche s’ouvre à nouveau dans le continuum espace-temps : engouffrez-vous-y. Des shuffles jouissivement syncopés (l’acoustique How Long, l’électrisante Blisters), des cuivres coolissimes (I Got Eyes), des choeurs et un chanteur-guitariste possédé vous y attendent.

 

The James Hunter Six - How Long

Whatever It Takes

★★★★
Soul

The James Hunter Six, Daptone