Le maestro Charles Dutoit rejette les allégations d’inconduite sexuelle à son endroit

Le maestro Charles Dutoit à Montréal en février 2016
Photo: Annik MH de Carufel Archives Le Devoir Le maestro Charles Dutoit à Montréal en février 2016

Le maestro Charles Dutoit rejette en bloc les allégations d’inconduite sexuelle qui pèsent contre lui.

Dans une déclaration transmise à La Presse canadienne samedi matin, M. Dutoit a dit être choqué de ce qu’il a entendu dernièrement dans les médias.

Trois chanteuses d’opéra et une musicienne allèguent que l’ancien directeur musical de l’Orchestre symphonique de Montréal (OSM) Charles Dutoit les a agressées sexuellement, de 1985 à 2010.

M. Dutoit affirme « ne pas reconnaître l’homme ou les actions décrites dans les médias ».

Il ajoute que « bien que les contacts physiques informels soient communs dans le domaine artistique, les accusations sérieuses impliquant de la coercition et des contacts physiques forcés ne sont aucunement fondées ».

Le chef d’orchestre a poursuivi en disant qu’il prenait actuellement des conseils juridiques et qu’il prévoyait « se défendre ».

« Je crois que dans le climat actuel, les accusations des médias quant à des agressions physiques graves n’aident pas à ce que la société s’attaque à ces problèmes si les allégations sont en fait fausses », a-t-il conclu.


Des orchestres prennent leurs distances

Six orchestres symphoniques majeurs ont annoncé dans les derniers jours que Charles Dutoit se retirait de concerts prévus dans la foulée de ces allégations.

Le Royal Philharmonic de Londres, l’Orchestre de Cleveland, le San Francisco Symphony, l’Orchestre symphonique de Boston, l’Orchestre philharmonique de New York et l’Orchestre de Philadelphie ont rompu leur lien avec le maestro.

Du côté de l’OSM, que M. Dutoit a dirigé pendant 25 ans, de 1977 à 2002, la responsable des relations médias, Pascale Ouimet, avait simplement indiqué, jeudi après-midi, que « les allégations se rapportent à des événements qui se sont produits à l’extérieur de l’OSM » et qu’« il ne serait pas opportun pour nous de les commenter ».