À nos amours, Julien Clerc

Après quarante secondes, je savais que j’aimerais tout cet album. Ces arrangements d’orchestre signés Calogero sont trop épatants, exaltants : vous souvient-il de la première fois que le Deux par deux rassemblés de Pierre Lapointe a retenti ? Ces cordes et ces cuivres qui virevoltaient comme dans le Désormais d’Aznavour ou, justement, La Californie du même Julien ? Ça soulève, cette manière somptueuse d’arranger façon 1968-1972, c’est du grand souffle, et quand on a les poumons d’un Julien Clerc, ça devient épique, une sorte de Thibault des croisades, tagada tagada tsoin tsoin ! C’est vrai pour Je t’aime etc., Sous mon arbre, À vous jusqu’à la fin du monde, Les bassins de chlore, Le grand amour : toutes les intros emportent, toutes les mélodies sont idéalement servies ; ça confère aux textes de la grandeur, c’est ce qu’on appelle de la chanson de variétés, populaire et noble à la fois. S’il vient nous chanter ça, l’habitué du Québec, il faudra l’orchestre.

Écoutez Je t'aime etc.

À nos amours

★★★★
Chanson

Julien Clerc, Si on chantait / Warner