Osheaga en cinq voix et vingt chansons

L'édition 2017 du festival Osheaga s'étendra du 4 au 6 août prochains.
Photo: David Afriat Le Devoir L'édition 2017 du festival Osheaga s'étendra du 4 au 6 août prochains.

Le festival Osheaga qui s’ébranle de vendredi à dimanche prochain permettra aux mélomanes d’entendre quelque 130 artistes et groupes, dont les têtes d’affiche Lorde, Muse et The Weeknd. Le Devoir vous propose ici quelques artistes triés sur le volet, en plus de vous avoir tricoté une liste de lecture.

Une voix franco, Peter Peter. Natif du Saguenay, Peter Peter a lancé sa carrière musicale à Montréal avant de s’installer à Paris il y a trois ans. Son troisième et dernier disque, Noir Éden, a d’ailleurs été enregistré dans la Ville lumière. Peter Peter s’y fait onirique, crypté dans les mots, mais musicalement plus pop que jamais. L’idée de la solitude y est centrale, et le chanteur se montre plus en contrôle vocalement, plus accrocheur et plus charmeur. Attention : bonne dose de synthé à l’horizon. Samedi, 14 h 45.

Le méconnu Tommy Kruise. Le DJ québécois Tommy Kruise fait clignoter ses appareils électroniques depuis un certain temps déjà, et s’est fait une réputation enviable dans l’univers électro et rap, même s’il est médiatiquement peu connu. Sa signature ? Des rythmes lourds et des basses vibrantes, inspirés du Sud états-unien, comme l’indiquent ses deux volumes Memphis Confidential. Tout récemment, on a entendu son travail et celui de Shash’U sur la pièce À bicyclette, chantée par Fanny Bloom et Philémon Cimon. Dimanche, 17 h.

La découverte Grace Mitchell. La jeune Grace Mitchell soufflera ses 20 bougies samedi prochain, au lendemain de son concert à Osheaga. Native de Portland, Oregon, elle se définit maintenant davantage par ses expériences à Los Angeles. Un peu punk dans l’âme, elle n’aime pas trop les boîtes (de style, de genre) ni les règles qu’il faut supposément suivre — on l’a vu sur les Plaines au FEQ les aisselles non rasées. Sa musique n’en est pas pour autant si hétéroclite, Mitchell livrant un bon rock accrocheur à la Metric. Vendredi, 13 h 30.

La petite révolution de Solange. Solange Knowles, petite soeur de Beyoncé, a livré sur son dernier disque une petite révolution personnelle. Il y avait quelque chose d’ensoleillé, de léger, de « jungle », sur son EP True, paru en 2012. L’été dernier, Solange a marqué un pivot dans son parcours avec le disque A Seat at the Table, où elle se fait profonde, engagée quant au rôle des Afro-Américains et musicalement très créative. Quelque part, on pense au disque To Pimp a Butterfly de Kendrick Lamar. Solange a atteint ou a flirté avec le sommet de plusieurs palmarès de fin d’année. Samedi, 19 h 20.

L’énergie RTJ. RTJ, c’est pour Run the Jewels, duo rap américain composé de Killer Mike et d’El-P. Ils ont déjà lancé trois disques depuis 2013, le dernier ayant paru à Noël 2016. Ce dernier cru, intitulé simplement Run the Jewels 3, est peut-être la meilleure façon de s’injecter légalement une bonne dose de mordant. Avec ses rythmes rapides et le flow endiablé des deux rappeurs, il donne le goût de sauter frénétiquement en plus de nous insuffler des envies de voler une banque. Genre. À ne pas écouter pendant un souper entre amis. Dimanche, 17 h 40.