Nicolas Ellis en Obélix et Yannick en invité-surprise

La soirée était magique, le public nombreux et très attentif. Un carré à l’avant était occupé par d’enthousiastes copains de faculté du chef, chose assez inusitée.
Photo: Pedro Ruiz Le Devoir La soirée était magique, le public nombreux et très attentif. Un carré à l’avant était occupé par d’enthousiastes copains de faculté du chef, chose assez inusitée.

Alors là, celui-là, il est tombé dans la potion magique quand il était petit ! Les aventures d’Astérix ont un nouveau personnage : Nicolaellix. Il a eu la même chance qu’Obélix. Il a chu dans la soupe du druide, mais sa force à lui, c’est la musique.

La chose saute aux yeux et aux oreilles en quelques secondes : Nicolas Ellis est un chef né, un chef d’instinct. Et un chef d’avenir si la chance d’une carrière favorable et bien menée lui sourit. Il lui faudra notamment réussir la prochaine étape : celle consistant à trouver un mentor auprès d’un orchestre de stature internationale ou un poste de chef dans un opéra en Allemagne l’amenant à endurcir le métier à la manière de la vieille école.

Photo: Pedro Ruiz Le Devoir La chose saute aux yeux et aux oreilles en quelques secondes: Nicolas Ellis est un chef né, un chef d’instinct.

Un chef d’instinct, cela se remarque à la gestique, à la manière de soutenir l’orchestre tout en le sollicitant, sans mouvements inutiles. Nicolas Ellis a, dans sa manière de faire la musique, une fluidité, un allant et une cohérence, animant les tableaux du Lac des cygnes autant qu’il assure la cohésion de La tempête, cette verbeuse partition de Tchaïkovski qui va dans tous les sens et que l’on avait trouvé si pénible l’an passé à Lanaudière sous la direction de Gregory Vajda.

Une visite-surprise

La soirée était magique, le public nombreux et très attentif. Un carré à l’avant était occupé par d’enthousiastes copains de faculté du chef, chose assez inusitée. Ellis a amusé la foule avec quelques mots candides avant de déclencher une vague humaine qu’il a filmée avec son cellulaire : une première sans doute dans un concert symphonique. Cette atmosphère bon enfant, ce bonheur contagieux faisait plaisir à voir et à vivre, jusqu’à l’apothéose de la visite de Yannick Nézet-Séguin, venu en fin de concert à la surprise de tous. La vedette planétaire était venue saluer son public, adouber son jeune collègue et diriger une ouverture du Vaisseau fantôme enflammée.

Succès total pour tout le monde, y compris les techniciens, avec une amplification juste, plus efficace et mieux équilibrée que celle des Concerts populaires, où Nicolas Ellis dirigera jeudi prochain l’Orchestre Métropolitain dans la Symphonie pastorale de Beethoven.

Concerts Campbell

« L’Orchestre Métropolitain au Chalet du Mont-Royal ». Mendelssohn : Les Hébrides. Tchaïkovski : La tempête. Le lac des cygnes (extraits). Wagner : Le vaisseau fantôme (ouverture). Orchestre Métropolitain, Nicolas Ellis. Jeudi 20 juillet 2017.