Traces & Scars, Guy Bélanger

Qu’on se le dise : ce septième album de l’as harmoniciste, certes empreint de mélancolie, vraiment triste quand il le faut, n’est pas un album de blues. Y sont peints les paysages de l’âme. On y fait le tour du coeur. On y entend la trame sonore d’une vie de musique où l’harmonica n’est pas nécessairement le centre du monde. Pour Guy Bélanger, comprend-on, l’instrument a été et continue d’être un truchement par lequel des rencontres ont lieu. À commencer par My Dearest Friend, qui évoque tendrement le temps passé avec le « grand frère » Bob Walsh. La douleur est là, nécessaire mais discrète. Héritage de son mentor disparu : ne pas épater pour épater. Mieux vaut laisser de l’espace au guitariste Preston Reed et jouer ensemble son Fat Boy. Se mettre au service de Luce Dufault pour Who’s Left Standing. Laisser résonner la pedal steel, le lap steel, les violoncelles, les percussions. L’harmonica chemine là-dedans, trouve sa place tout naturellement. C’est tout l’art de Guy Bélanger.


Guy Bélanger - My Dearest Friend

Traces & Scars

★★★ 1/2
Americana

Guy Bélanger, Bros