Criollo Electrik, Roberto López

Après le Roberto López Project et l’Afro Colombian Jazz Orchestra, voici le Roberto sur les pistes de son enfance passée à Bogotá, avec un nouveau concept autour des picos, équivalent colombien des sound system jamaïcains. Étonnamment, dans certaines pièces, on croirait presque entendre une version tropicale des Jaguars avec des pièces surtout instrumentales et la guitare en avant. Mais il y a les rythmes, contagieux et dansants sans être toujours frénétiques, interprétés par deux maîtres montréalais : Vovo aux percussions et Momo Soro à la batterie. Cela ramène à cet irrésistible mélange nommé champeta, qui ratisse large, de l’afro-latin à l’africain. Et il y a le soul dans le boogaloo. Et les effets électroniques pour éviter la copie des années 1960. La guitare est distordue en restant mélodique, parfois atmosphérique, romantique même, et sale juste ce qu’il faut pour la piste de danse. En résulte un disque qui accroche fort.

Criollo Electrik

★★★★
Nu latino

Roberto López, Stonetree