Karen Young: du jazz andalou au chant choral

La chanteuse Karen Young
Photo: Annik MH de Carufel Le Devoir La chanteuse Karen Young

À deux jours d’intervalle, Karen Young participera à deux évènements fort différents l’un de l’autre : Jazz’N Andalucia ce mercredi au centre Segal où elle sera l’une des invitées de la Torontoise Tamar Ilana, puis Le Noël de Karen Young, qu’elle offrira deux jours plus tard pour l’ouverture des Choralies de la chapelle Notre-Dame-de-Bon-Secours. Depuis toujours, on la sait lumineuse, éclectique, prête à toutes les aventures avec sa main tendue à un monde d’humanité.

Elle parle d’abord de son Noël : « Pour moi, c’est la cérémonie de la lumière et pour la concevoir, je me suis rappelé toutes ces histoires de bergers et de rois mages qui suivaient l’étoile à Bethléem. La lumière est importante, parce qu’à Noël, c’est le temps le plus sombre de l’année. Et j’aime aussi beaucoup la tradition des chandelles. C’est dans ce temps du solstice qu’on les allume et qu’on chante devant un feu pour inviter la nouvelle année ».

Dans Le Noël de Karen Young, l’hiver devient une partie de l’histoire et le froid est aussi évoqué dans un répertoire qui s’étend du IXe au XXe siècle, dont plusieurs chants sont anonymes. Karen les réarrange en signant une oeuvre pour la harpiste Éveline Grégoire-Rousseau et les voix de six femmes : les sopranos Coral Egan et Angèle Trudeau, les mezzo-sopranos Rebecca Bain et Karen Young elle-même, les altos Linda Morrison et Annie Poulain.

Inspiration française et anglaise

Karen puise beaucoup chez les compositeurs français et anglais : « La pièce Nowell : Dieu vous garde est en vieil anglais, mais c’est aussi en français parce qu’en Angleterre, ils ont parlé et chanté en français très longtemps. L’ancien anglais avait souvent les mêmes accents que l’ancien français et on joue un peu avec ça », relate Karen qui veut donner beaucoup de place aux solistes.

Pour Jazz’N Andalucia, l’histoire est différente puisqu’elle est l’une des chanteuses invitées, elle raconte : « Des trois chanteuses, je suis peut-être un peu plus la partie jazz. On va faire des harmonies chacune avec l’autre et ce sera une grande découverte. On chantera avec le trio de Jérome Beaulieu, en plus d’un oudiste et d’un percussionniste. Ils peuvent aller dans toutes les directions ». Intéressantes soirées, donc, en attendant le prochain projet que Karen devrait lancer avec sa fille Coral Egan en mars prochain.

Jazz’N Andalucia

Avec Tamar Ilana et ses invitées Karen Young et Fairouz Oudjiba sous la direction de Jérôme Beaulieu. Au Centre Segal, le mercredi 30 novembre, dans le cadre du Festival Sefarad de Montréal. Renseignements : 514 739-7944. Aussi: «Le Noël de Karen Young – La cérémonie de la lumière», à la chapelle Notre-Dame-De-Bon-Secours, le vendredi 2 décembre à 20 h, dans le cadre des Choralies de la chapelle Notre-Dame-de-Bon-Secours. Renseignements : 514 285-4545.