Dans son prime, Menoncle Jason

Dans le communiqué, c’est ainsi décrit : « country rétro chiac ». Entendez par là que le chanteur acadien Jason LeBlanc, dit Menoncle Jason, 24 ans derrière la barbe et sous le Stetson, vit plus qu’intensément l’immersion dans le country-hillbilly-rockabilly-swing du milieu des années 1950. À la première écoute, j’étais sûr que c’était un grand ancien méconnu, jamais sorti de Memramcook. Ou alors un spécimen retrouvé dans un labo désaffecté, décongelé de sa cryogénisation. Cette prise de son lo-fi extrême, cet écho estampillé Sun Records, ces guitares grésillantes sortant d’amplis rafistolés, cette voix sans âge, ça dépasse l’hommage, transcende l’exercice de style : du pur Menoncle Jason. Même le propos volontairement « rural » (dixit le communiqué), histoires de Bear Traps, de Dear Deer et de Viande de moose, goûte la couenne macérée longtemps. « J’vais toute vendre pis mover dans l’camper / Dans l’back d’un van ou même un tent trailer », chante-t-il dans Toute vendre. J’achète.


Bill de Hydro - Menoncle Jason

Dans son prime

Hillbilly

Menoncle Jason, Le Grenier