L’International des musiques sacrées renaît à Québec

L’International des musiques sacrées de Québec renaît de ses cendres. Une 19e édition de cette manifestation, qui avait fait relâche en 2015, se tiendra du 3 au 6 novembre.

Quatre spectacles sont prévus pour ce redémarrage. C’est par un concert-repas, le jeudi 3 novembre à 17 h 30, à la chapelle du Monastère des augustines, avec un programme autour de Vivaldi, célébré par Maude Brunet et des musiciens des Violons du Roy, que renaîtra l’International des musiques sacrées de Québec (IMSQ).

Le vendredi 4 novembre, à la chapelle des jésuites, Kawandak et Yves Sioui-Durand interpréteront un programme « Vérité et réconciliation », avec textes et musiques des cérémonies funéraires des nations huronnes-iroquoises. « Musique sacrée de la cour du Vatican » (sic !) avec des cuivres de l’Orchestre symphonique de Québec (OSQ), samedi à la cathédrale Holy Trinity, préludera à la conclusion, dimanche à 14 heures, à l’église Saint-Roch, par un concert du choeur Les Rhapsodes et Marie-Josée Lord, porte-parole de l’événement.

Autosuffisant

Jacques-André Pérusse, directeur de l’IMSQ, qui avait été engagé comme consultant en octobre 2015 pour résorber « un déficit qui traînait depuis 2012 et 2013 » et pour étudier les raisons de la baisse d’affluence des dernières années, a composé une manifestation « complètement autofinancée, grâce aux communautés religieuses, à la capitale nationale et à une campagne de sociofinancement ».

Daniel Taylor, qui a longtemps incarné l’IMSQ, n’est plus dans le portrait : « Nous ne sommes pas en position pour garder un contrat pour un directeur de programmation à l’extérieur du conseil d’administration », avoue M. Pérusse. La programmation est désormais concoctée par un comité composé du directeur artistique des Violons du Roy, du directeur musical de la Schola Cantorum et de celui de l’ensemble Anonymus.

Cette année est cruciale pour savoir ce qui va se passer dans le futur, mais assurément l’IMSQ fera à nouveau appel aux subventionneurs pour les prochaines éditions. Le festival, ramené à quatre jours, contre dix par le passé, restera « présent à l’année » par des coproductions, comme celles, cette année, avec le Monastère des augustines, les Violons du Roy, l’OSQ et la cathédrale Holy Trinity. Mais, dès 2017, le festival proprement dit sera ramené au début septembre.