Fin du blues à Ahuntsic

Le FestiBlues a commencé à s’endetter davantage quand Tourisme Québec a coupé son aide, il y a quelques éditions.
Photo: Festiblues international de Montréal Le FestiBlues a commencé à s’endetter davantage quand Tourisme Québec a coupé son aide, il y a quelques éditions.

Le FestiBlues s’est terminé dimanche comme il avait commencé en 1998 : avec du blues. Un double blues, en cette énième soirée sous le ciel d’Ahuntsic. À la note bleue des harmonicas de Jim Zeller et de Guy Bélanger s’est ajoutée la mélancolie. Le FestiBlues international de Montréal ne reviendra pas en 2017, ni après.

« [Dimanche], il y avait de la nostalgie. Mais on se sent bien avec la décision, elle ne nous a pas été imposée », affirme Martin Laviolette, président de l’événement.

Un ensemble de facteurs auront eu raison de cette fête, ouverte à plus d’un genre musical. Le cofondateur signale notamment le manque d’argent, la pluie et un certain épuisement.

Depuis un an, les organisateurs savaient que l’édition 2016 serait la 19e et dernière. Succès ou pas.

« Cette année nous a réconfortés pour notre décision. Samedi a été terrible, une des pires soirées », confie Martin Laviolette, encore heureux que le second spectacle de la soirée, celui d’Ariane Moffatt, ait quand même eu lieu. Devant quelques centaines de parapluies.

Le retrait du principal commanditaire, Loto-Québec, qui accordait 90 000 $ depuis trois ans, n’y est pour rien, assure Martin Laviolette.

Le FestiBlues a commencé à s’endetter davantage quand Tourisme Québec a coupé son aide, il y a quelques éditions. L’exceptionnelle édition 2015, sans pluie et avec foules, avait permis d’éponger le déficit. Paradoxalement, il aura déclenché le dernier virage : aussi bien conclure sur une bonne note.

Ahuntsic, en 2017, sera orphelin. Pas pour longtemps : Martin Laviolette promet de revenir avec un autre programme.