The Cat Empire: l’appel du groove

D’ici le 13 août, le groupe The Cat Empire parcourra plusieurs scènes québécoises pour y offrir le matériel de son sixième disque studio, «Rising With the Sun», en plus des anciens.
Photo: Source the Cat Empire D’ici le 13 août, le groupe The Cat Empire parcourra plusieurs scènes québécoises pour y offrir le matériel de son sixième disque studio, «Rising With the Sun», en plus des anciens.

Ils ont le groove métissé dans le sang et le feu dans l’âme. Si leurs albums sont généralement de bonne tenue, c’est sur la scène qu’ils exultent, et leur histoire avec le Québec ne date pas d’hier. Joints hier par téléphone à Baie-Saint-Paul, où ils s’arrêtent pour le festival Le Festif !, ils arrivaient de Melbourne, leur port d’attache en Australie.

D’ici le 13 août, ils parcourront plusieurs scènes québécoises pour y offrir le matériel de leur sixième disque studio, Rising With the Sun, en plus des anciens. Leurs refrains sont accrocheurs, leurs rythmes sont puissants, leur énergie est pour le moins contagieuse, mais il leur arrive aussi d’entrer dans des climats plus intimes.

«Bataclan»

« Aujourd’hui, nous allons battre les tambours plus fort que notre douleur », chantent-ils avec une voix triste sur une musique qui rappelle presque celle de l’église dans la pièce Bataclan. Le chanteur Felix Riebl précise : « Nous nous y sommes produits à quelques reprises. Tu peux lire les nouvelles tous les jours, mais là, on connaissait l’endroit et on pouvait imaginer les gens qui écoutaient la musique. Cette pièce est une célébration de la musique live. »

Quand j’étais petit, je voulais être partout sauf en Australie et je m’intéressais à toutes les musiques. Ce groupe s’est construit par la diversité et les contrastes, c’est chaotique, mais nous avons un son.

 

Lorsque The Cat Empire décide de brasser, ça brasse pour vrai ! Il y a une décennie, une légende circulait, celle d’un groupe qui avait vendu ses concerts partout sur la planète avant d’avoir enregistré un seul disque. Déjà, ils crachaient leur feu latin et projetaient vivement leur cadences ska reggae pendant que leurs cuivres rutilaient du jazz et que leurs quelques airs intimes pouvaient être trempés dans les scratch, tout cela provoquant une musique parfois crasseuse, parfois seulement sale.

« Quand j’étais petit, je voulais être partout sauf en Australie et je m’intéressais à toutes les musiques. Ce groupe s’est construit par la diversité et les contrastes, c’est chaotique, mais nous avons un son », raconte Felix Riebl, qui écrit les chansons du groupe. Dans Rising With the Sun, il cause souvent d’animaux, ce qui s’est produit sans trop qu’il s’en rende compte. Mais sur le plan musical, une nouvelle couleur apparaît plus qu’auparavant dans cette mosaïque déjà riche : « Il y a plus d’influences de la cumbia. Nous en avons écouté beaucoup. Cela ne se fait pas toujours sentir directement, mais c’est bien là. Nous avons aussi mélangé ça avec du disco tropical. »

Groove sautillant

Cela s’entend dès le début du disque : le rythme est efficace, la voix échantillonnée sur un groove sautillant et avec une touche électro. « We’re going to run like wolves », répète-t-on quatre fois en ligne. Le ton est lancé. Le coup de batterie et le rythme du reggae arrivent Puis, les voix se feront très douces avant que l’atmosphère rappelle la samba reggae. Parfois, les cordes sautillent aussi, les rythmes sont joués plus carrés et des effets aériens arrivent en contrastes. De la pop légère et syncopée, des couleurs Caraïbes, des passages de dub en douceur et des inflexions afro jazz apparaissent aussi. Sur des pièces toujours interprétées en anglais et aux refrains faciles à retenir.

« Pour Rising With the Sun, je me suis concentré pour écrire des chansons simples », poursuit Felix Riebl. « Elles sont faites pour les festivals et nous les avons enregistrées très naturellement, sans même de répétitions avant d’arriver en studio. Nous avons voulu faire des chansons qui vont directement du studio à la scène. » The Cat Empire est un sacré band de scène.

Cat Empire au Québec

21 juillet : au festival Le Festif ! de Baie Saint-Paul

28 juillet : au Algonquin Commons Theatre à Ottawa

30 juillet : au Théâtre Corona à Montréal

31 juillet : au festival Osheaga à Montréal

10 août : à La Taverne de Saint-Casimir

11 août : au Festival international des Rythmes du Monde de Chicoutimi

13 août : au Festival Musique du Bout du Monde de Gaspé

Renseignements : http://thecatempire.com


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