Les visages de la scène locale: Tire le coyote

Benoît Pinette
Photo: Martin Bureau Benoît Pinette

Après un an et demi à tourner l’album Panorama, Tire le Coyote s’apprête à prendre une pause de la scène le temps de mijoter son prochain projet. Heureusement, on peut l’attraper en fin de course ce jeudi soir au Festival d’été.

Ce concert est spécial à plus d’un égard pour le chanteur. « C’est un privilège de me retrouver au Pigeonnier, d’autant plus que c’est avec The Decemberists, un groupe que j’écoute depuis longtemps », dit-il.

Et d’ajouter qu’il apprécie que le FEQ ait décidé de « mélanger anglo et franco » et de « se fier davantage au style musical qu’à la langue » parce que « ça permet des soirées encore plus intéressantes pour les spectateurs ».

Originaire de Sherbrooke, Benoît Pinette est débarqué à Québec au cégep et n’est jamais reparti. Après quelques essais au sein d’un groupe de « rock atmosphérique » d’inspiration karkwaienne, il lance son projet solo : Tire le coyote. Pour faire les choses à sa manière. « Tire le coyote est né de l’idée de contrôler mon projet. De vraiment avoir le dernier mot sur chaque étape. »

La voix très caractéristique du chanteur qui rappelle Neil Young est alors devenue plus marquée et assumée. Et son environnement musical n’a cessé de se raffiner. Il en est déjà à son troisième album complet depuis 2011. Pour lui, la composition semble être un état permanent. « Je suis toujours en période de composition. Je connais des auteurs-compositeurs qui se donnent des “ rushs ” alors que moi, je suis toujours un peu là-dedans. »

Plusieurs chansons du prochain album grouillent déjà dans sa tête, mais il « s’empêche d’avoir des idées d’arrangements » pour donner toute la gomme aux séances de composition avec ses musiciens. « Je veux faire ça d’un coup avec les gens avec qui je travaille, qu’ils aient les versions guitare voix et qu’on parte de ça pour construire quelque chose. »

Après le Festival, le Festif de Baie-Saint-Paul et quelques dates, ce sera le temps de la pause. « Je me donne l’automne pour travailler sur le prochain album, dit-il. Ça peut être bien de se laisser désirer un peu. Et de prendre son temps aussi. […] Je ne veux pas m’écoeurer moi-même. J’ai envie de trouver de nouveaux trucs, une nouvelle approche. »

Consultez tous nos textes sur le Festival d'été de Québec

Tire le coyote

À 20 h au parc de la Francophonie (après Archer et avant The Decemberists).