Les visages de la scène locale: Anatole

Anatole, de son vrai nom Alexandre Martel
Photo: Marion Desjardins Anatole, de son vrai nom Alexandre Martel

Anatole est ravi de pouvoir diffuser son message d’espoir au Festival d’été, mais la rédemption pour lui vient d’ailleurs. « La “ Nouvelle L.A. ” s’en vient », promet-il.

La légende d’Anatole débute en effet à Los Angeles, où il s’est retrouvé avec du temps à tuer après une audition ratée. « Je me suis retrouvé dans des lieux peu recommandables avec des gens bizarres et j’ai consommé des trucs qui m’ont fait comprendre que j’étais l’élu. Que j’étais ici pour parler de l’avènement de la Nouvelle L.A. et de les éveiller pour qu’ils se préparent pour la disco éternelle. »

Vous n’y comprenez rien ? C’est normal. Anatole vit sur sa propre planète et l’iconoclaste androgyne cherche justement à déstabiliser. En spectacle, c’est une bombe de provocation mais aussi de talent, à ce qu’on dit. Chose certaine, les disciples se font de plus en plus nombreux.

Performance et musique

Très portés sur le synthétiseur et la nostalgie des années 1980, ses concerts relèvent autant de la performance que de la musique. On pense à Bowie, à Prince. Lui s’identifie plus au Peter Gabriel de l’époque Genesis « au niveau de la facture visuelle, du spectacle » et « de l’approche du costume ».

« C’est du spectacle avec un S majuscule, résume le principal intéressé. On essaie de ramener une conception du spectacle qui s’est un peu perdue ici au Québec, où il y a un grand culte de l’authenticité folk-country. On essaie de faire comprendre au public que quiconque se présente sur scène est une construction. Même si on se présente sur scène en jeans–T-shirt et qu’on parle de nos vies, on n’est pas soi-même. »

Ironie du sort, le musicien qui se cache derrière Anatole, Alexandre Martel, fait également partie du groupe Mauve qui verse dans le folk et la pop (la chanson Annie Hall, c’est eux). Mais le chanteur n’y voit pas de contradiction. « La critique du culte folk ne s’étend pas à ceux qui en font, dit-il. C’est plutôt pour faire voir que c’est un choix esthétique parmi un éventail de possibilités. »

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Anatole

Mercredi à 22 h à l’Anti