Les visages de la scène locale: King Abid

King Abid
Photo: Festival d'été de Québec King Abid

Chaque jour, pendant le Festival, «Le Devoir» fait honneur à un talent de la scène de Québec. Ce mardi : King Abid.

Après des années passées à jouer dans les groupes de ses amis (Karim Ouellet, CEA…), Heythem Tlili (alias King Abid) présente cette année un premier album reggae et dance-hall teinté des sonorités de son pays d’origine, la Tunisie.

Son but : faire danser la foule. Vendredi, c’est à lui qu’on a confié l’ouverture des concerts de Radio Radio et Champion au parc de la Francophonie. « Les gens doivent s’attendre à un show vraiment festif. On va leur lancer les grosses tounes direct dans la gueule », lance-t-il.

Cette scène, il la connaît bien. Pas plus tard que jeudi, c’est lui qui jouait aux animateurs de foule aux côtés de Karim Ouellet. On l’y a aussi souvent entendu aux percussions. « J’ai déjà joué souvent au Festival d’été sous plusieurs formes, que ce soit avec Karim Ouellet, Mariam, Movezerbe, CEA, et j’ai fait quelques DJ sets. Mais là, c’est la première fois que je fais mon spectacle à moi. »

Mais ses amis le lui ont bien rendu ces derniers mois en participant activement à son premier album — qu’il s’agisse de Boogat (ex-Movezerbe), Karim Ouellet, Ghislain Poirier, Bob Bouchard (ex-CEA) ou Eman (Alaclair Ensemble). « Tout le monde a suivi », dit-il. C’était une « équipe de rêve ».

Chose certaine, la musique est la priorité numéro 1 de King Abid depuis son arrivée au Québec en 2002. « Techniquemement, je suis venu au Québec pour mes études. Mais ma mère, quand elle m’a donné mon dernier bisou avant que je monte dans l’avion, elle m’a dit: “S’il te plaît, étudie un petit peu, mon fils.” Parce qu’elle savait que j’étais venu pour faire de la musique. Une semaine ou deux après mon arrivée, j’avais déjà un groupe aux résidences de l’Université Laval. »

Il raconte qu’après des incursions dans tous les styles, le reggae s’est imposé de lui-même. « Depuis que je suis gosse que j’écoute ça, je capote quand j’écoute du reggae. J’ai écouté tous les genres depuis, mais toujours le reggae revient. C’est naturel pour moi. C’est ma musique de coeur. »

À lire demain : Anatole


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King Abid

Vendredi au parc de la Francophonie à 19 h (avant Radio Radio et Champion et ses G-Strings)