Les visages de la scène locale: Ghostly Kisses

Margaux Sauvé de Ghostly Kisses
Photo: Festival d’été de Québec Margaux Sauvé de Ghostly Kisses

Chaque jour, pendant le Festival, Le Devoir fait honneur à un talent de la scène de Québec. Aujourd’hui : Los et Ghostly Kisses.

Avec son succès sur la plateforme Spotify, Ghostly Kisses est probablement l’une des révélations de l’année sur la scène locale de Québec. Beau paradoxe, par contre : la force et la rapidité de son ascension sont aux antipodes des traits lents et apaisants de sa musique.

« À date pour Ghostly Kisses, ça va très vite. Ça fait un an quasiment jour pour jour qu’on existe », résume au téléphone la chanteuse Margaux Sauvé. L’automne dernier, le groupe a récolté plus d’un million d’écoutes sur Spotify avec sa chanson Such Words.

Au printemps, le groupe a pu établir des contacts avec des représentants du milieu de la musique lors de la Canadian Music Week à Toronto, mais Margaux Sauvé n’est pas pressée. « On prend quand même notre temps parce que, pour l’instant, on fait tout par nous-mêmes et ça va bien. »

Pour ceux qui ne connaissent pas Ghostly Kisses, c’est d’abord la voix très aérienne de Margaux Sauvé, qui a quelque chose de presque surnaturel. Le résultat est bien résumé par le nom du groupe : fantomatique et tendre.

En entrevue, la chanteuse répète qu’elle cherche à produire un son « minimaliste ». Avec le concours à l’écriture du talentueux réalisateur Dragos Chiriac (du groupe Men I Trust), elle a créé des chansons particulièrement raffinées et délicates.

Margaux Sauvé dit aussi beaucoup s’inspirer du groupe anglais London Grammar. « La chanteuse a une voix très aérienne. Il y a dans ce qu’ils font des touches autant électroniques qu’organiques, mais ça reste assez minimal. »

Elle ajoute que sa formation classique (en violon) l’influence aussi beaucoup. En mêlant le tout avec l’expertise électro de Dragos Chiriac, ils sont parvenus à créer de beaux petits bijoux.

Sur scène, elle est accompagnée de quatre musiciens. « Je joue du violon sur scène, mais c’est assez secondaire pour l’instant. Ce qui est mis en avant, c’est vraiment la voix, précise-t-elle. Il y a un batteur, un bassiste-guitariste, un claviériste qui chante aussi, et on a des séquences électroniques live. » Et de préciser que « ç’a l’air chargé », mais que « ça reste très intime et calme comme spectacle ».

 

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Ghostly Kisses

Le vendredi 15 juillet sur la scène Fibe à 20 h (après The Royals et Men I Trust)