Les visages de la scène locale de Québec: Jah & I

La formation québécoise Jah & I
Photo: Festival d'été de Québec La formation québécoise Jah & I

Chaque jour, pendant le Festival, «Le Devoir» fait honneur à un talent de la scène de Québec. Ce vendredi : Jah I.

Il pousse de tout dans la capitale, même de l’excellent reggae. La formation Jah & I en fait la preuve depuis plus de six ans autour du très charismatique Daddy Rushy.

Originaire de la Jamaïque, ce dernier a émigré au Québec pour élever les enfants qu’il avait eus avec une Québécoise. « Ses enfants sont aussi Québécois que toi et moi, mais lui, par contre, a vraiment préservé ses racines jamaïcaines », explique le bassiste du groupe, Marc-André LeBon.

Jah & I ne fait pas seulement du reggae jamaïcan pur, nuance-t-il toutefois. « On a un back-ground de rock, de jazz, de toutes sortes d’affaires. Autant on a des pièces de reggae pur, autant on crée des trucs super dansants, des tempos plus pop qui fusionnent avec le rock, la pop, la soul. »

Très solide sur scène, le groupe a produit « beaucoup de jus de bras » et « fait énormément de spectacles » ces dernières années, convient-il. Ça lui a permis de prendre du galon et de côtoyer les plus grands, dont Tiken Jah Fakoly, les Wailers ou encore Cat Empire dont il a assuré les premières parties. D’ailleurs, Jah & I en est déjà à sa troisième prestation au Festival d’été.

Mais la tournée sera plus modeste cet été puisqu’un nouvel album (leur deuxième) est en préparation en vue d’une sortie à l’automne. Il doit s’appeler Circle of Life et évoquer toutes les étapes de la vie. « Dans les dernières années, il y a des gens qui sont partis autour de nous autres, résume le bassiste. C’est un petit clin d’oeil à ça. À tout ce qu’on a vécu de difficile dans nos vies personnelles depuis deux ans. »

Et Jah & I, ça évoque quoi ? « Jah, c’est l’entité bienveillante universelle pour les rastas. On ne parle pas d’un dieu. C’est un amalgame des planètes, de la nature, de toi et moi et du chat sur la table à côté. » Quant au « I », il évoque le contraire de ce qu’on pourrait croire. « Dans le rastafarisme, il y a une sorte d’abolition du “ moi ”. Ça veut dire que le “ moi ” est égal au “ toi ”. Le “ I ” représente tout le monde. »

À lire demain: LOS et Ghostly Kisses

Jah I

Dimanche à place d’Youville à 18 h (avant Exco Livi and The HighPriest et Protoje)