On My One, Jake Bugg

« I’m just a boy poor from Nottingham / I had my dreams / But in this world they’re gone, they’re gone / Oh I’m so lonesome on my one… » Voilà ce qu’il nous chante, le jeune Jake, d’un ton désabusé qui le rend nettement plus vieux que ses 22 ans, en guise de mise en situation pour cet album, son troisième depuis celui très acclamé de 2012 qui portait son nom. Inévitable épreuve de réalité, après avoir été bombardé le Donovan/Dylan à frange de sa génération (notez : pas de binette sur la nouvelle pochette), parrainé puis désavoué par Noel Gallagher. Alors, notre gars se cherche, paniqué dans la pulsante Gimme the Love, désemparé dans la ballade Love, Hope and Misery, revenant à son skiffle folk le temps de Put Out the Fire. Il tente tout, de la pop séductrice de Never Wanna Dance jusqu’à l’americana pur jus pour Livin’ For Country. C’est lui qui a tout arrangé, tout réalisé, presque tout joué. Ça manque de focus, mais certainement pas de courage. Résultat inégal, geste admirable. Et surtout : survie.


Jake Bugg - Love, Hope and Misery

On My One

Rock indie

Jake Bugg, Virgin/EMI