Fêter la musique, «la meilleure réponse au terrorisme»

À Lyon, des danseurs attirent l’attention de la foule réunie à l’occasion de la Fête de la musique.
Photo: Jean-Philippe Ksiazek Agence France-Presse À Lyon, des danseurs attirent l’attention de la foule réunie à l’occasion de la Fête de la musique.

Paris — De Paris à Vancouver et de Rome à New York, la France et le monde avec elle fêtent mardi soir la musique, « la meilleure réponse au terrorisme », selon le premier ministre français, Manuel Valls, alors que le pays reste placé sous état d’urgence.

Cette 35e édition de la Fête de la musique — un événement créé par la France avant d’être adopté par de nombreux pays, a pour thème cette année « la musique plus forte que… ». Elle tombe dans une période où les effectifs policiers sont particulièrement mobilisés pour cause d’Euro de football et de menace terroriste en France.

« La meilleure réponse, LA réponse au terrorisme, à la menace en matière de sécurité, c’est la vie », a déclaré à l’AFP le premier ministre.

« C’est la culture, la Fête de la musique, c’est l’Euro avec des stades de football qui sont remplis », a-t-il ajouté dans la cour de l’hôtel Matignon alors que la musicienne malienne Rokia Traoré chantait derrière lui. Le batteur Manu Katché et la chanteuse Nolwenn Leroy devaient également se produire dans la soirée.

Foot et musique

Initiative originale, celle de l’association Tatane qui a choisi de marier football et musique à la Philharmonie de Paris.

Projeté en direct sur un écran géant, le match Croatie-Espagne est « commenté » en musique et en direct par l’Orchestre symphonique du Conservatoire de Paris.

Créée il y a 34 ans par le ministre de la Culture de François Mitterrand, Jack Lang, la Fête de la musique continue à essaimer dans le monde. Quelque 120 pays la célèbrent cette année, de Yaoundé à Vancouver, en passant par Buenos Aires ou Hong Kong.