Rêves exaucés et occasions saisies

Louis-Jean Cormier offrant à ses chansons et à la foule de nouveaux habits resplendissants
Photo: Annik MH de Carufel Le Devoir Louis-Jean Cormier offrant à ses chansons et à la foule de nouveaux habits resplendissants

Oui, une vraie déception, mais une seule : ces FrancoFolies ont surtout été celles de l’impossible rendu possible. Comme quoi, il faut toujours oser.

Le moment où le pic a fait l’homme JF Lemieux sous l’emprise surnaturelle du petit triangle en plastique dur tout au long de l’extraordinaire Histoire de Melody Nelson, première partie magique du Gainsbourg symphonique.

Le moment complémentaire du précédent moment Voir l’expression à la fois jouissive et un peu ahurie d’Arthur H constatant que son bassiste québécois devient fou avec un pic.

Le moment de dépit mâtiné d’empathie Pauvre OSM d’avoir dû jouer les partitions paresseuses du pianiste-orchestrateur de Jane Birkin ; pauvre Jane qui était malade ; pauvres spectateurs du premier soir (paraît que tout allait mieux le lendemain). Soupir.

Le moment où l’on a trouvé Souchon vraiment généreux Faire tant de place à son ami collaborateur Laurent Voulzy, c’était un vrai cadeau (même si on y a perdu au change quelques belles du grand échalas).

Le moment chic, les moments Shock C’était pas chaud dehors, mais quel fantasme vécu à fond que cette bringue à gogo de Stefie avec ses « douze belles dans la peau ». Besoin de personne en Harley-Davidson ? Oh que non. Besoin de chanteuses !

Le moment de clarté Comprendre qu’un artiste a parfois en tête le grand oeuvre de sa vie dès la première fois qu’il chante. Alexandre Désilets à Ma Première PdA en 2006, c’était déjà en potentiel les géniales orchestrations de Windigo.

Le moment grégaire Sept jours en mai, « 213 ans d’expérience sur la même scène », ou la preuve que la chanson à plusieurs, c’est meilleur.

Le moment exaltant Louis-Jean Cormier offrant à ses chansons et à la foule de la Place des Festivals de nouveaux habits resplendissants. Et une piste de danse.

Le moment estomaqué de fin de soirée au journal Voir apparaître sur l’écran Bernard Adamus toutes veines protubérantes, saisi par notre photographe Annik de Carufel. C’était comme si j’avais vu (et entendu) tout le show en un instant.

 

À voir en vidéo