Monolith of Phobos, The Claypool Lennon Delirium

Et si on se fabriquait un album psych-prog, tous les deux ? On jouerait tous les instruments, il y aurait des personnages étranges et des pièces avec plusieurs mouvements, et ce serait fou et libre et mélodique et dément ? C’est exactement ce qu’ils ont fait, Les Claypool et Sean Lennon. S’achevait la tournée conjointe de leurs groupes respectifs, Primus et Ghost of a Saber Tooth Tiger, il y avait du temps à ludiquement combler, alors voilà. Joie de l’invention, coudées franches pour les emprunts : oui, en trame il y a Pink Floyd époque Syd Barrett dans Crickey and the Genie, et aussi du Soft Machine, et les Mothers de Zappa, et même le Genesis des années Gabriel dans Bubbles Burst. Choeurs d’anges, bruitages extraterrestres, basse au pic dans les catacombes du registre, tout l’album est absolument fascinant, bien au-delà de l’exercice de style. Écriteau à l’entrée : « Ici tout est permis, et même le génie. » Notez que jamais, jamais ça n’évoque Lennon père.


The Claypool Lennon Delirium - The Monolith of Phobos

Monolith of Phobos

Psych-prog

The Claypool Lennon Delirium, Prawn Song/ATO