L’explosion Louise Attaque

Dès le premier morceau, «Ton invitation», Louise Attaque a bûché et monté le volume des amplis comme pour animer une grande scène de festival extérieur. 
Photo: Annik MH de Carufel Le Devoir Dès le premier morceau, «Ton invitation», Louise Attaque a bûché et monté le volume des amplis comme pour animer une grande scène de festival extérieur. 

Il n’y avait pas d’erreur dans l’invitation, mardi soir au Métropolis, où le groupe français Louise Attaque offrait le premier de ses deux concerts aux FrancoFolies, le second ayant lieu ce mercredi au même endroit. La bande de Gaëtan Roussel, qui n’était pas venue à Montréal depuis 2006, a offert pour l’occasion un concert dense, énergique, presque opaque dans le son, et pas vraiment en forme de best of.

Louise Attaque ne s’est visiblement pas calmé avec le temps, car Roussel, le violoniste Arnaud Samuel, le bassiste Robin Feix et leurs deux musiciens de tournée, le batteur Nicolas Musset et le claviériste Johan Dalgaard, n’étaient pas là pour jouer gentiment de leurs instruments en sautillant. Malgré l’introduction musicale tout en douceur — Sunday Morning de Velvet Underground — la suite allait être très rock, très rythmée. C’était fort dans les enceintes, chargé en hautes fréquences.

Dès le premier morceau, Ton invitation, Louise Attaque a bûché et monté le volume des amplis comme pour animer une grande scène de festival extérieur. Et malgré tout ça, tout était bien perceptible, le violon — les cordes se perdent souvent dans les concerts rock —, la basse, et surtout la voix nasillarde de Roussel, qui transperçait tout ce mur de son comme une flèche.

Le public, fortement composé de la diaspora française de Montréal, a suivi le groupe partout, même dans les nombreuses pièces tirées du plus récent disque de Louise Attaque, intitulé Anomalie. Mais la première partie de la soirée a tout de même été alourdie par plusieurs de ces nouveaux titres, soit encore méconnus ou moins intéressants. Le groupe a aussi interprété un morceau du groupe La Maison Tellier, méconnu ici. Un geste sympa mais un peu anti-climax.

 

C’est au dernier sprint que Louise Attaque a enfin lâché le morceau, faisant soulever la foule avec une suite de quatre titres de leur époque classique : Savoir, Amour, Les nuits parisiennes et J’t’emmène au vent. Avec, là encore, le même traitement sonore de mastodonte.

Et jusqu’à la fin du rappel — une reprise de Ta douleur, de Camille, jouée avec le groupe The Seasons — Louise Attaque aura été décoiffant. C’est ce qu’on retiendra.

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