The Ghosts of Highway 20, Lucinda Williams

Toute une vie sur la route, soirs glorieux et lendemains miteux, rencontres bénies et amours condamnées, ça laisse des fantômes le long du chemin : Lucinda Williams les revisite le long de l’Interstate 20, avec des détours et des impasses, et pas mal de poussière soulevée (premier titre : Dust). Ça donne un album qui est forcément un road movie, série de plans-séquences que l’on dirait tournés de l’intérieur même de l’auto, comme si l’âme meurtrie de Lucinda était dedans. Avec une trame sonore qui entre par chaque fenêtre en même temps que les histoires de passage (extraordinaires guitares de Bill Frisell et Greg Leisz). Ici, l’arrière-goût mauvais (Bitter Memory), là, l’intraitable colère (If My Love Could Kill), et puis l’espoir quand même (Can’t Close The Door On Love), tout y passe, jusqu’à la mort (Death Came) et même après (Doors Of Heaven). La traversée la plus implacable depuis Car Wheels On A Gravel Road. Un album pour continuer envers et contre tout.


Lucinda Williams - Dust

The Ghosts of Highway 20

Americana

Lucinda Williams, Highway 20/Sony