Jardins migrateurs, Constantinople Ablaye Cissoko

En entrevue, Kiya Tabassian, de Constantinople, le disait : « Les jardins sont notre mémoire. Je cueille dans celui d’Ablaye, il puise dans le mien. » Le premier joue le sétar, un luth persan monodique, alors que le deuxième maîtrise la kora, aux lignes plus délicates et à la tessiture plus ample. Les deux instruments se marient très bien et il s’ensuit une superbe rencontre de cordes et de voix, puisque les deux chantent aussi. À partir de pièces traditionnelles, de compositions communes ou pas, ils explorent des épopées du royaume mandingue, la poésie persane d’Hafez et un manuscrit d’un musicien voyageur. C’est le disque d’une densité sereine avec des phrasés orientaux, des timbres percussifs différents de ceux des Africains et de la viole de gambe qui confond les époques. Constantinople et Ablaye Cissoko sont en tournée au Québec du 7 au 16 avril.


Jardins migrateurs

Musique métissée

Constantinople Ablaye Cissoko, Space/Outside