Extraordinormal, Laura Sauvage

Une petite minute de Rubberskin et l’on gobe le buvard d’acide : bonjour Laura Sauvage en couleurs. Le minialbum d’octobre dernier, Americana Submarine, se voulait donc simple étape. Malgré le pseudo, c’était encore la Vivianne Roy des Hay Babies, en plus sauvage. On comprend qu’il s’agissait d’ouvrir une brèche, de traverser le miroir. Là, on est de l’autre côté, ça pourrait être le Fillmore West en 1968, tant la musique fait l’effet d’une drogue sans drogue. Vivianne, avec ses hallucinés (Dany Placard, Olivier Langevin), s’est inventé un monde parallèle pour sa Laura, mêlant rock de garage et psychédélie, quelque part entre le ciel du Jefferson Airplane, l’enfer du Velvet Underground et le nulle part de Nirvana. « Have you heard the good news ? », chante-t-elle. Bonnes nouvelles ? Cette musique la libère, lui permet de parler de tout : Jésus, folie, peur de mourir, etc. Elle a trouvé le véhicule de sa noirceur : un fabuleux planeur. Jusqu’à nouvel ordre mon album de l’année.


Laura Sauvage - Rubberskin

Extraordinormal

Garage-psych

Laura Sauvage, Simone Records