Gesamtkunstwerk, Dead Obies

Quinze chansons, une heure et vingt de bonnes rimes et de rythmes juteux. C’est presque autant de musique que sur le précédent album du groupe, Montréal $ud (2013). Dead Obies ne fait pas les choses à moitié, et en prime cette fois, l’auditeur n’aura pas besoin de prendre un moment pour respirer pendant l’écoute, contrairement à l’effet d’étouffement que pouvait provoquer l’écoute du dense et sombre premier album. En fusionnant l’énergie des spectacles enregistrés avec la précision des pistes studio, Dead Obies réussit à mettre plus de coeur et de fougue à son art. Saluons ici le travail d’orfèvre du réalisateur-DJ-compositeur VNCE, qui a réussi ce tour de force de transformer un projet live en album studio captivant, toujours aussi dense, mais beaucoup plus lumineux, éclaté et diversifié. Côté rimes, les textes parfois cryptiques et les changements de langue donnent toujours autant le tournis, mais ce ne serait pas un disque des Dead Obies sans cette liberté linguistique. Solide album.



Dead Obies - Johnny

Gesamtkunstwerk

Hip-hop

Dead Obies, Bonsound