Hélène Grimaud, Water

Plouf ! Paru le 26 février au Canada, voici le disque conceptuel dans sa pire expression. Hélène Grimaud, qui cite saint François d’Assise, Héraclite et médite sur le fait que « nous sommes eau », se fend d’une explication enregistrée de 10 minutes, mais nage dans son concept : Almeria d’Albeniz étant une danse gitane, c’est comme si on intitulait le prochain disque de rigaudons Les espaces du Grand Nord. Pire encore : des morceaux interstitiels, entre spa et ascenseur, ont été bricolés par un certain Nitin Sawhney. Celui menant de la Barcarolle de Fauré à Jeux d’eau de Ravel est des plus affligeants et contre-productifs. À l’opposé de la visée initiale, le CD est une sorte de parcours inconsistant et martelé survolant des styles divers avec plus ou moins de pertinence. À part le splendide portrait de la pianiste par son conjoint photographe et un début mystico-planant, le flop est monumental et la foutaise, intergalactique.



Hélène Grimaud - Water transition Sawhner avec Ravel

Water

Classique

Hélène Grimaud. Oeuvres de Berio, Takemitsu, Fauré, Ravel, Albeniz, Liszt, Janacek et Debussy. DG 479 3426.

1 commentaire
  • Sylvio Le Blanc - Abonné 4 mars 2016 12 h 36

    Hilarant !

    Monsieur Huss est unique.