Tur Malka, Magillah

Tur malka, la « montagne sacrée », est incarnée par le mont Royal qui a exercé une fascination chez les juifs pour Montréal. Au XXe siècle, ils ont créé une poésie en yiddish que porte maintenant Henri Oppenheim avec son groupe Magillah. La langue est le véhicule d’un message d’amour, d’espoir et de résilience, alors que dans les oeuvres choisies pour le disque, on évoque aussi l’amour de la ville, la joie tranquille, le malheur et la désunion, la vie sans lendemain et le départ. On reprend d’ailleurs Schefferville, le dernier train avec Michel Rivard et Karen Young qui chantent en yiddish. Elle revient dans plusieurs pièces et d’autres invités comme Socalled et Basia Bulat accompagnent cette démarche musicalement éclatée. Oppenheim ouvre les portes : du folk à la chanson ou à des formules plus rock, funk ou reggae avec de la doina larmoyante et des cordes sixties. Un disque singulier et très montréalais.



Magillah - Baym Fentster

Tur Malka

Chanson

Magillah, Indépendant/téléchargement, copie physique : magillah.com/store.