Dori Freeman, Dori Freeman

Quand on vient de Galax, en Virginie, on a baigné dans de l’eau pas trop polluée. Dans les Appalaches, on a l’authenticité chevillée au corps, et tout ce qu’on chante charrie le limon des émotions pures. On ne craint ni affluents ni confluents, et les 24 années qui ont mené Dori Freeman à ce premier album contiennent des décennies de chansons d’autrui, même si elle les signe toutes. Il y a du folk pionnier (You Say), de la valse à chanter en harmonie quand on se sent trop seuls (Song for Paul), du chant ouvrier (Ain’t Nobody, avec les claquements de doigts très Sixteen Tons), de la ballade pour pleurer comme en faisait Tammy Wynette (Lullaby), du country-pop à guitare twang hérité des Rosanne Cash et Linda Ronstadt (Fine Fine Fine), et tout ça n’enlève rien à la chanteuse, au contraire : ça la nourrit. Le réalisateur Teddy Thompson n’a eu qu’à tout lier sans rien nier. À vrai dire, on écoute Still a Child et on pense à… Mara Tremblay. Ce sont aussi nos Appalaches.



Dori Freeman - Still A Child

Dori Freeman

Indie country

Dori Freeman, Free Dirt Records