L’International des musiques sacrées revivra

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L’International des musiques sacrées de Québec devrait revenir à l’automne prochain, après une éclipse d’un an. Le festival se déroulerait alors sur une période plus courte, de trois à quatre jours, pour permettre à l’organisation de surmonter ses difficultés financières.

C’est ce qu’a dit au Devoir le nouveau directeur du festival, Jacques-André Pérusse. M. Pérusse a été nommé à ce poste en octobre dernier, à la suite de Laurent Patenaude, des Violons du Roy. M. Pérusse s’est donné pour mission de redresser les finances de l’entreprise.

« En fait, l’édition de 2014 nous avait donné quelques surplus », dit-il. Mais l’organisation avait cependant accumulé des déficits au cours des années précédentes. Certaines subventions avaient aussi été perdues, tandis que d’autres n’avaient pas été renouvelées à temps.

Le conseil d’administration a été renouvelé presque au complet au cours des derniers mois, explique M. Pérusse. Il compte désormais des personnalités du monde de la musique ancienne, de la musique sacrée, mais aussi du monde des affaires et de l’éducation.

Édition réduite

Après avoir fait une pause d’un an en 2015, l’Internationale des musiques sacrées de Québec a entrepris de participer à quelques coproductions ponctuelles, en cours d’année, puis de revenir avec une édition réduite du festival, à l’automne 2016.

« On va recommencer avec les moyens du bord. On va être très humbles », dit M. Pérusse. Si les coproductions permettent de produire des artistes en tournée, le festival a l’intention de développer des spectacles avec des artistes de Québec. On compte encore diversifier l’offre de musique sacrée, et garder un événement « locomotive » du festival, pour stimuler la vente de billets.

M. Pérusse dit également travailler à la collecte de commandites privées, en attendant de pouvoir demander des subventions aux différents ordres de gouvernement.

« J’ai rencontré les gens du municipal, du provincial et du fédéral, dit-il. Mais en 2016, il va falloir se débrouiller par nos propres moyens. »