Brown, Brown

Le concept de métissage et d’identité est au coeur de Brown, orchestre réunissant les frères Snail Kid (Dead Obies) et Jam (Jam P-Dox, qui signe l’essentiel de la production) et leur père chanteur et guitariste reggae Robin Kerr, d’origine jamaïcaine. Mélant savamment rap, reggae et dancehall sur des échantillons de rock et soul psychédéliques, Brown explore les notions du métissage familial (maman blanche) et musical avec des textes allumés et des rythmes audacieux. Dense et difficile d’approche dans le premier tiers, l’atmosphère se détend ensuite jusqu’à la douzième et dernière chanson. Brown ravit alors avec des titres comme l’entraînante Lonely, le superbe rap de fin de soirée Nwiggas (« Pogné pour chiller dans la majorité de l’autre », lit-on dans le refrain), et les ponctions dancehall de Me no Care, imparable bombe de planchers de danse. Si tôt dans la nouvelle année, Brown met la barre haute pour le rap d’ici avec un album intelligent et captivant.

Brown

Hip-hop

Brown, Disques 7e Ciel