Le journaliste Claude Gingras prend sa retraite

« Cette chronique marque, pour celui qui la signe, le départ définitif à la retraite. Une retraite qu’il souhaite depuis assez longtemps et qui lui permettra, enfin, d’écouter la musique qu’il chérit et les interprètes qu’il estime. » C’est en ces mots, à la fin d’une chronique sur les grands disparus de 2015, que Claude Gingras, critique de musique classique au quotidien La Presse, a annoncé mardi qu’il prenait sa retraite. Gingras a amorcé sa carrière en 1952 à La Tribune, avant d’entrer à La Presse l’année suivante comme généraliste culturel. « Claude Gingras a été, pendant près de 63 ans, une grande voix de La Presse, a précisé Anabelle Nicoud, directrice des cahiers Arts. Érudit et passionné, [il] a mené une carrière unique à bien des égards. Et il est, d’une certaine façon, irremplaçable. Ainsi, M. Gingras, qui a pris sa retraite il y a déjà plusieurs années mais continuait de collaborer avec nous, ne sera pas remplacé par un nouveau journaliste spécialiste de musique classique. Toutefois, nous comptons, parmi nos employés permanents et nos collaborateurs, plusieurs journalistes qui pourront prendre le relais. »

4 commentaires
  • Barbara Ulrich-Groulx - Abonnée 30 décembre 2015 00 h 17

    Encore une perte pour la critique artistique

    Ce n'est pas uniquement la retraite de Claude Gingras qui signe une perte pour la critique artistique, ce sont les mots d'Annabelle Nicoud qui signale le peu d'importance accordée aujourd'hui à la critique artistique, un métier en soi qui nécessite une connaissance approfondie de la discipline artistique crtiquée: ...« M. Gingras, ... ne sera pas remplacé par un nouveau journaliste spécialiste de musique classique. Toutefois, nous comptons, parmi nos employés permanents et nos collaborateurs, plusieurs journalistes qui pourront prendre le relais. » Ah oui? Espérons-le!

  • Daniel Lemieux - Abonné 30 décembre 2015 06 h 22

    La fin d'une époque

    Ainsi s'érode la qualité de la vie culturelle d'un peuple, quand une sommité en son domaine prend sa retraite et qu'elle est remplacée par « plusieurs journalistes » ...

    On peut supposer que La Presse se contentera d'une couverture minimale, adieu les critiques de concerts dans les petites salles ou des récitals de solistes inconnus.

    Ah! la polyvalence, le multitâches et le multi-plateformes... le même journaliste affecté à un concert de l'OSM aura-t-il couvert un match du Canadien la veille? Il y a fort à parier.

    Vive Le Devoir!

  • François Dugal - Inscrit 30 décembre 2015 08 h 05

    La retraite

    Quand monsieur Huss prendra-y-il sa retraite?

    • Bernard Terreault - Abonné 30 décembre 2015 13 h 06

      Pourquoi cette question désobligeante ? Vous ne l'aimez pas ou vous n'aimez pas la musique si elle est un peu moins primitive qu'un rigodon ou des cris d'écorché sur deux accords de guitarre électrique ?