Fault Lines, James Hoffman

Dans les petits pots de Fault Lines, la matière est palpable — pour peu, on s’en ferait une pommade. Ce deuxième album du musicien James Hoffman, un garçon de l’Oregon établi depuis 2010 en Ontario, élargit les pistes de son folk sans armature dévoilé sur The Union (2011). Une enveloppe de fumée vient avec l’arrivage, un corps plus élaboré, rond en oreilles, bien que l’effet reste horizontal. Bonjour froissements de guitares, banjo et claviers avec soupirs d’accordéon, bref invité de galerie sur Naturally. On est dans les plaines de l’Ouest, assurément, dans la corolle d’un folk-country-pop en circuit fermé. Méditations. « I felt my common sense sinking deep beneath the surface / Rush of adrenaline like running water through a canyon. » Hoffman donne beaucoup, mais parfois façon sentimentaliste, son talon d’Achille. Les belles Only the Hills, To Hear You Again et In Darkness montent en neige ce cru consciencieux, euphonique, mais dépourvu du oumf nécessaire aux grands abandons.

Fault Lines

Folk indie

James Hoffman, Other Songs Music

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