André Gagnon: Baroque, Mes quatre saisons. Les turluteries.

Le pastiche est un vrai genre musical. Remo Giazotto (1910-1998) en est le roi indétrônable, lui qui a composé l’Adagio d’Albinoni à la fin de la Deuxième Guerre mondiale (désolé pour ceux qui se berçaient d’illusions !). Les musicologues ont aussi mis des années à démasquer le violoniste Fritz Kreisler, auteur de fausses musiques baroques. Gagnon revendique sa démarche : Vivaldi et Bach en modèle pour Mes quatre saisons et Bach et Haendel pour Les turluteries façon Suites orchestrales. Le sel de l’affaire est que les thèmes sont de Ferland, Leclerc, Léveillé et Vigneault pour les Saisons et de la Bolduc pour les suites. La nouveauté est que ces pastiches pour piano et petit orchestre de 1969 et 1972 sont transformés par Daniel Constantineau en oeuvres pour clavecin et orchestre d’instruments anciens. On assiste donc à la création d’un univers faussement authentique pour un baroque authentiquement faux… et le résultat est très plaisant !

André Gagnon : Baroque

Classique

Mes quatre saisons. Les turluteries. Jean-Willy Kunz (clavecin), Daniel Constantineau (direction). Atma ACD2 2715.