PROSPARE, Arthur Comeau

Au premier disque solo d’Arthur Comeau, alias Alexandre Bilodeau, ancien de Radio Radio, on avait accolé dans ce journal l’étiquette d’« électro-hip-hop ». Pour ce PROSPARE, deuxième disque d’un triptyque, on pourrait retirer le mot « électro », car l’habile manieur de rythmes y offre des titres où les guitares, reggae ou africaines, prennent beaucoup de place et tassent clairement les beats plus agressifs. Comeau continue d’offrir de longs textes aux accents de l’est du pays, mais ses choix de composition rendent le tout plus mélodique, même si c’est encore déstabilisant (cet effet de voix gargarisée qui revient souvent), stimulant, et accrocheur. Il y a un effet de redondance, une certaine hypnose qui se crée sur ces dix longues pièces. Mais le Néo-Écossais réussit à tirer son épingle du jeu avec des titres comme Y disont et Bâtir des déserts, et avec des phrases comme : « Le rear view mirror est point grou assez / Pour le futur qu’en fait d’arriver. »

PROSPARE

Hip-hop

Arthur Comeau, P572