LOL, Navet Confit

Déballer du nouveau Navet Confit, c’est toujours vivre un mélange de fébrilité et de doute. Le deuxième sentiment prend un peu plus le dessus avec ce septième disque, dont le titre est LOL, et qui est illustré par une pochette à la fois magique et grotesque qui ne déplairait pas aux Appendices (googlez « Michel a soif »…). Navet Confit n’est jamais vraiment rentré dans le cadre pop, même si parfois il s’en est rapproché. Sauf que ce LOL, fait de 18 chansons dont trois versions de Mannequin de magasin, frise parfois le « WTF », écrit en Comic Sans MS. Les titres doux et faussement racoleurs côtoient les délires rock et punk, menés par la batterie forte de Lydia Champagne et la basse de Carl-Éric Hudon, aussi auteur de trois textes. C’est donc une montagne russe psychotronique qui parfois fait écarquiller les yeux, mais qui séduit aussi (Kevin Bacon, Février). Au bout du compte, on hésite entre l’autosabotage, la provocation douce et le plaisir de création pleinement assumé. C’est peut-être même les trois.

LOL

Rock

Navet Confit, La meute